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| redac-chef : Vendredi 03 septembre 2010 @ 15:56:30 (lus 96 fois)
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Dieu désirable André FOSSION
| Le présent
ouvrage défend l'idée d'une pastorale du désir de Dieu. Le Dieu des
chrétiens ne s'impose pas. Croire en Lui n'est pas nécessaire pour être
heureux, pour rendre heureux et être engendré à la vie que Dieu donne.
Mais la foi en un Dieu bon, sauveur et libérateur est un don précieux et
gratuit. Cette grâce-là pousse vers les autres, pour les écouter, les
comprendre, les aimer. Cette grâce-là permet la reconnaissance, dans les
autres, de Dieu. Cette grâce-là rend Dieu désirable. Tel
est le thème de ce livre de pastorale, divisé en quatre parties:
évangéliser, catéchiser, enseigner, lire les Écritures. L'enjeu est de
faciliter l'accès à la reconnaissance joyeuse de la grâce de Dieu.
André FOSSION jésuite,
est professeur au Centre International Lumen Vitae à Bruxelles, Il a
été directeur de ce Centre de 1992 à 2002 et président de l'Equipe
Européenne de Catéchèse de 1998 à 2006. Il est auteur de Lire les
Écritures. Théorie et pratique de la lecture structurale (Lumen Vitae,
1980), de "La catéchèse dans le champ de la communication "(collection « Cogitatio fidei ", Cerf, 1990), de "Dieu toujours recommencé" (Lumen Vitae, Cerf, Novalis, 1997) et de "Une nouvelle fois. Vingt chemins pour (re)commencer à croire" (Lumen Vitae. Novalis, J'Atelier, 2004).
Graphisme: Malfait Sabine
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À lire
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| maurice : Jeudi 22 juillet 2010 @ 22:20:48 (lus 305 fois)
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C'EST L'ÉTÉ : DEUX LIVRES À LIRE. APPARTENIR A UNE INSTITUTION Catholiques en France aujourd'hui Jacques LAGROYE LIBRAIRIE dialogues Forum Rouil 29200 BREST tel : 02 98 44 35 09 site : www.librairiedialogues.fr |
| Ce livre est indiqué par Gérard BESSIÈRE, voici ce qu'il en dit "Ce livre est extrêmement intéressant, j'ai désiré vous le signaler car il apporte des éléments de lucidité et pourrait faire l'objet d'échanges entre nous.L'ouvrage est "lisible" sans jargon ni abondance de tableaux "sociologiques. Il va trés profond dans l'analyse de ce que nous avons vécu et vivons dans l'Église.
Église
catholique est durement affectée par des processus variés qui
ébranlent, les uns après les autres, les fondements mêmes de son
existence en tant qu'institution. En analysant les différentes facettes
de cette crise, en étudiant les façons dont les catholiques en France «
appartiennent» à l'Église mais aussi la contestent ou s'en détournent,
Jacques LAGROYE (1936-2009), ancien directeur du département de science
politique de la Sorbonne (Université Paris I Panthéon-Sorbonne), nous
montre que « bien des ruptures résultent d'un amour déçu, mais aussi
bien des efforts, parfois pathétiques, pour préserver une relation ..
dans laquelle on a trouvé une forme de bonheur et en laquelle, en dépit
du désarroi, on veut encore croire ». Cet
ouvrage est une contribution importante à la compréhension des
transformations contemporaines du catholicisme ..qui met tout à la fois
l'accent sur les modalités d'appartenance des fidèles à l'Église, sur
les modes d'exercice du pouvoir de ses dirigeants, sur les formes
d'entretien de la docilité en son sein et donc, aussi, sur les
contestations et les ruptures. Mais c'est également, et peut être
d'abord, une contribution à la sociologie des institutions, qui cherche à
comprendre les relations entre un collectif organisé et les multiples
manières de vivre l'appartenance à ce collectif, de participer à ses
activités, de le construire en pratique tel qu'il est. Ce
livre posthume d'un grand universitaire catholique,qui retrace en creux
un itinéraire intellectuel, est une leçon de sociologie,attentive à
comprendre les différences entre la posture du spécialiste en sciences
sociales et celle du théologien, respectueuse des croyances pour
comprendre ce qui les rend possibles |
LE CORPS DU CRIME de Francis AYLIES éditions Jc Lattés.
|  | Présentation de l'éditeur
Un
roman policier peut-il ouvrir sur un vrai débat autour de la
spiritualité et de la vie de l’Eglise ? C’est ce défi que le père
Francis Ayliès s’est lancé. Marcia vient de perdre son ami : la drogue. A
40 ans, pour se changer les idées et soigner son vague à l’âme, elle
part le long des côtes italiennes. A Gênes, tout s’accélère. Un crime
a-t-il eu lieu dans une église ? Le jeune Mario a-t-il été enlevé par
une bande de traditionalistes excités qui se retrouvent dans la crypte
de l’ancienne cathédrale de San Siro ? Pendant son enquête, Marcia va
rencontrer le père Stefano et toute la bande qui l’entoure : ils ont
dix-huit ans, vivent en marge, entre le chômage, la drogue, la
prostitution… Marcia va progressivement s’intégrer au groupe, partager
leurs angoisses, s’ouvrir à leurs indignations… et surtout comprendre
que ses propres interrogations sur le sens de la vie peuvent trouver des
orientations dans les Écritures, où Jésus est un homme confronté comme
chacun d’entre nous aux tourments de l’existence. A travers cette
intrigue, qui met principalement en scène la confrontation actuelle
entre les partisans d’une église traditionaliste et ceux inspirés par
Vatican II, le père Francis ouvre donc aussi notre réflexion aux
questions fondamentales sur la place de Dieu ou du divin dans notre
monde, sur les notions de violence, de mort ou d’abandon ainsi que sur
le désarroi général des chrétiens face à la pratique de leur foi et
l’état de leur Eglise. Un livre ambitieux qui cherche à allier l’art du
suspense à la réflexion sur la spiritualité. |
À lire
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| maurice : Mercredi 30 juin 2010 @ 11:28:06 (lus 336 fois)
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La coresponsabilité dans l’Eglise, utopie ou réalité ? Recension de Jean Rigal
 | Sous la
direction de Olivier Bobineau et Jean
Guyon Vient de paraître, aux éditions
Desclée de Brouwer, un
ouvrage important sur la coresponsabilité dans l’Eglise. Le thème n’est
pas nouveau, mais il a pris une telle ampleur, au cours des dernières
décennies, qu’il est devenu un mot d’ordre adressé à la communauté
catholique, et pas seulement en France. Ce livre reprend le riche
enseignement d’un Colloque organisé par la Communauté Saint-Luc de
Marseille, en janvier 2009. Il comporte trois parties, profondément
reliées entre elles. La 1ère partie est le fruit de trois regards
différents et complémentaires : une approche sociologique que l’on doit à
Olivier Bobineau, maître de conférences à l’Institut catholique de
Paris et à Sciences-Po ; une approche théologique d’Alphonse Borras,
professeur à l’Université catholique de Louvain et vicaire général de
Liège ; une approche psychosociologique de Vincent Hanssens, professeur
émérite de l’Université catholique de Louvain. La sociologie (1er
volet) ne peut ignorer l’histoire. La gouvernance paroissiale émerge
progressivement à partir du 12ème siècle dans l’Eglise d’Occident. On
peut dater de cette époque « la naissance du curé », une fonction qui
trouvera des fondements plus affirmés avec le concile de Trente, au
16ème siècle. Le curé devient le « médiateur » entre les fidèles et
Dieu, chargé de la Parole, des sacrements et de l’action pastorale.
L’héritage tridentin va durer durant des siècles jusqu’à l’apparition
claire d’une société sécularisée dans les années d’après-guerre. La
dimension missionnaire prend du relief. La paroisse est composée de tous
ceux qui l’habitent, qu’ils soient ou non en lien avec l’Eglise.
Communauté missionnaire et coresponsabilité trouvent leur essor avec le
concile Vatican II. C’est à partir des années 1990, que l’on va
assister, du moins en France, à de véritables modelages paroissiaux. La
pénurie des prêtres, avant tout, les favorise. D’autre part,
l’aménagement des paroisses reçoit un support canonique important avec
le Code de 1983 : La paroisse n’est plus définie d’abord comme un
territoire mais « comme la communauté précise des fidèles » et « dont
la charge pastorale est confiée au curé ». Bref, la paroisse est
conçue « comme un pôle de fidèles, territorialisée le plus souvent,
ouvert à la mobilité géographique et sociale des croyants ». (page37).
L’enracinement de ces ouvertures dans l’enseignement de Vatican II est
manifeste. Ces déplacements sont portés par de nouvelles structures,
essentiellement le conseil pastoral, le conseil des affaires économiques
(rendu obligatoire par le Droit canon) et les équipes pastorales, sorte
d’organe exécutif. Il va de soi que tout ceci entraîne une évolution du
rôle du curé et plus largement de tous ceux qui exercent une
responsabilité pastorale : les diacres, les laïcs salariés, les laïcs
investis dans les structures paroissiales (conseil pastoral, conseil des
affaires économiques, équipe pastorale). Le sociologue ne manque pas
de souligner que « la coresponsabilité paroissiale est traversée par
les tensions de la modernité : « autonomisation du croyant mais en même
temps valorisation de son engagement, croire dérégulé et régulation
institutionnelle, déterritorialisation et reterritorialisation des
fidèles ». (p.61). | | Les enjeux théologiques et institutionnels
(2ème volet) sont relevés par A. Borras. Le fondement majeur de la
coresponsabilité est le Baptême, et non les circonstances qui, bien
évidemment, le favorisent comme la pénurie des prêtres ou les évolutions
démographiques. C’est au titre du baptême que les chrétiens prennent
part à la triple fonction prophétique, sacerdotale et royale du Christ
et du corps ecclésial. Ces charges sont aussi des responsabilités.
« Elles sont autant de l’ordre de l’être que du faire ».(p.73). Et la
responsabilité missionnaire ne s’ajoute pas à l’incorporation
missionnaire, elle lui est inhérente. Toutefois, le mot
« coresponsabilité » met en relief la responsabilité de tous mais il ne
dit pas en quoi chacun est responsable. (p.77). D’autre part, le terme
n’est-il pas utopique, au sens courant mais restreint de « promesse non
tenue », ce qui ne signifie pas qu’il faut l’exclure, car il est
exhortatif et mobilisateur. Il importe plutôt de mesurer les limites de
son utilisation. (p.78). Le théologien développe le contenu de la notion
de « communion » comme participation solidaire à une charge, mais à la
condition qu’elle soit conjuguée avec le concept de « synodalité »,
c’est-à-dire avec un « marcher » ensemble et chacun selon son rythme ».
p.(83).
En fait, on ne
peut parler de coresponsabilité qu’au sens de
coresponsabilité différenciée. Après avoir relevé la primauté de la
communauté sur la diversité de ses membres, vient la nécessité de
préciser le ministère du prêtre : « Le curé n’est plus au centre, les
laïcs tournant autour de lui. C’est désormais le prêtre qui « tourne »
allant de l’une à l’autre communauté locale » (p.87). Le troisième
volet est d’ordre psychosociologique. On souhaiterait que beaucoup de
chrétiens prennent connaissance de ces principes majeurs concernant
l’exercice concret de la coresponsabilité dans l’Eglise. Les
observations de Vincent Hanssens se montrent très précieuses à cet
égard. Par exemple, qu’est- ce qui préside à la délégation des
pouvoirs ? Ou encore, quelles sont les attitudes requises pour une
coresponsabilité réellement vécue ? Considérer les différences d’opinion
comme des éléments positifs. Mais alors comment gérer les conflits ?
Que penser des compromis ? Rester préoccupé du problème et ne pas
s’engager trop rapidement dans un processus de solution. « Il ne s’agit
plus d’une relation de dépendance des laïcs par rapport aux clercs, mais
d’interdépendance ». (p. 111).
La 2ème
partie de l’ouvrage
est une sorte « d’étude de cas » ou de témoignages concrets. Il est
impossible d’en faire une présentation exhaustive, mais on peut relever
des convergences. Transparaît d’abord un « esprit » proche de celui des
communautés locales de Poitiers. La participation des laïcs ne relève
pas d’abord d’exigences d’ordre pratique mais d’une commune
responsabilité fondée sur le baptême. Celle –ci s’exprime par des
instances diverses de fonctionnement et d’animation. Un projet stimulant
oriente les efforts et les échanges. On parle volontiers d’une
« pastorale du seuil ». Les appartenances à la communauté sont parfois
très floues : de l’engagement fervent aux différentes formes
d’incroyance. La liberté de choix devient un facteur déterminant. Le
rôle du prêtre apparaît comme le signe de l’identité de l’Eglise « qui
se reçoit du Christ ».
La 3ème partie du
livre est le fruit
d’une « table ronde » où s’expriment « les experts » et l’ensemble des
participants du Colloque. L’exercice du pouvoir reste une question
essentielle, notamment dans la relation « prêtres-laïcs » mais pas
uniquement. Néanmoins, la vie ecclésiale dépasse cette dimension
institutionnelle. Elle « est ordonnée autour de deux pôles : l’un
institutionnel, bien sûr, et l’autre pneumatique. Si elle n’est
qu’institution, elle est vouée à la mort, faute de souffle ». (p. 202).
La formation des chrétiens en responsabilité reste essentielle, mais
elle doit rester ouverte, c’est-à-dire « tout le contraire du
formatage ».Il importe aussi de prendre le temps du dialogue, sans
passer trop vite à des recherche de solution. Ce
livre est surtout
attentif aux réalités urbaines, et il s’intéresse essentiellement à
l’exercice de la coresponsabilité dans les communautés paroissiales qui
deviennent, de plus en plus, des ensembles de communautés locales,
notamment en rural. Ce point appellerait d’autres réflexions. L’ouvrage
n’a pas la prétention –heureusement- de couvrir l’immense et complexe
question de la coresponsabilité en Eglise. Bien sûr, il n’aborde pas
directement des thèmes plus fondamentaux qui affectent désormais
profondément les communautés chrétiennes, tel le statut de la foi dans
la société sécularisée et les nouvelles cultures. Un livre ne peut tout
dire. Cet ouvrage ne donne pas des solutions en
forme de recettes. Il
souligne les évolutions. Il affronte, sans détour, les inévitables
difficultés que « l’ on retrouve dans tout
groupe humain »,comme le
fait remarquer Bruno Duriez, directeur de recherche au C.N.R.S. Bref,
c’est un livre stimulant. Il sera éclairant pour un grand nombre de
chrétiens –clercs et laïcs- en responsabilité. Jean
RIGAL théologien
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À lire
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| maurice : Mardi 29 juin 2010 @ 22:49:36 (lus 339 fois)
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DEUX OUVRAGES À LIRE
| La coresponsabilité dans l'Église, utopie ou réalisme ? Le sujet est d'actualité . Le
mercredi 26 mai La Croix pour donner une information d'un synode
diocésain, titre son article : "Les catholiques de Rouen souhaitent
instituer des ministères pour les laïcs." et d'écrire : comment doivent
travailler les prêtres et les laïcs ensemble, pour en faire de vraies
communautés d'Église ? Le synode de Rouen a donné une orientation et un
souhait. L'ouvrage : "La coresponsabilité dans l'Église, utopie ou
réalisme" publié sous la Direction de Olivier Bobineau et de Jean Guyon
aborde la même question d'actualité dans l'Église que bien d'autres
diocèses posent également. Jean RIGAL, théologien qui a déja publié
de nombreux ouvrages sur l'Église et en particulier son actualité a lu
cet ouvrage, il donne son point de vue sous forme de recension. Lire la recension de Jean RIGAL
|  | Balayer la paroisse ? Une institution catholique qui traverse le temps?
Les institutions sont en crise aujourd'hui. Individualisation des pratiques et des jugements, globalisation des valeurs et des comportements, remise en cause des figures de l'autorité: père, prêtre, professeur. .. La paroisse n'y échappe pas: qui n'annonce pas sa mort à la fin du xx' siècle? Faut-il donc en ce début de XXIème siècle la « balayer» ? L'éliminer ou la « toiletter» ? Un sociologue français, un canoniste belge et un théologien italien apportent des éléments de réponse et des clés de lecture. Pour la première fois, un ouvrage interdisciplinaire et international décrypte les logiques, les enjeux de la paroisse, mais aussi les défis qui l'attendent. Indispensable, pour qui veut entrer dans l'intelligence de cette institution politique et religieuse, multimillénaire, qui traverse le temps. Olivier BOBINEAU, membre du Groupe Sociétés, Religions, Laïcités (CNRS EPHE), est maître de conférences à l'Institut catholique de Paris et à Sciences-Po. Alphonse BORRAS, vicaire général du diocèse de Liège, est professeur de droit canonique, notamment à l'Université catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve). Luca BRESSAN, prêtre du diocèse de Milan, enseigne la théologie pratique et la théologie pastorale au Séminaire archiépiscopal et à la Faculté de Théologie de Milan. Lire la recension de Jean RIGAL
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| maurice : Mardi 29 juin 2010 @ 22:15:37 (lus 411 fois)
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Balayer la paroisse ? Une institution catholique qui traverse le temps
| Olivier Bobineau, Alphonse Borras, Luca Bressan (ed. Desclée de
Brouwer)
Recension par Jean Rigal
Ce livre propose une réflexion approfondie et très argumentée sur la
situation de la paroisse et les raisons d’espérer, malgré tout, à son
avenir. L’ouvrage demande une lecture attentive car il sait prendre de
l’altitude tout en se gardant de propos idéalistes et lénifiants. Les
auteurs- ils sont trois- sont complémentaires dans leurs analyses et
leurs suggestions. Je voudrais présenter quelques points essentiels du
livre, ce qui n’est pas facile, tant le contenu est riche et parfois
complexe, malgré un souci évident de clarté pédagogique et d’approche du
terrain pastoral.
- Le premier auteur, Olivier Bobineau est maître de conférence à
l’Institut catholique de Paris et à Sciences-Po. Sociologue et
politologue, il s’attache d’abord à présenter une fresque historique de
la paroisse.
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À lire
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| redac-chef : Dimanche 06 juin 2010 @ 22:00:25 (lus 511 fois)
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Regard sociologique sur « l'année sacerdotale » Céline BERAUD Etudes de Juin 2010 Un certain nombre de prêtres auxquels il faut ajouter des laïcs engagés ou non dans l'Église ne se sont pas retrouvés dans les manifestations organisées par les Diocèses,à l'occasion de "l'année sacerdotale" peut être d'ailleurs sont-ils plus nombreux que ceux ayant participé aux manifestations à dominante liturgique autour du Curé d'Ars, sans aborder les véritables problèmes que soulève l'état sacerdotal comme tente de le faire ici ce court article des Études avec Céline BERAUD. Merci pour cette publication. JONAS
|  | « L 'année sacerdotale" rejoint un
ensemble d'initiatives émanant de différents niveaux de l'autorité
catholique qui s'attachent à contrecarrer la crise de la prêtrise. A
cette occasion se trouve développée une conception bien particulière du
prêtre dans l'Église et la société, ainsi que de son état de vie. On peut tout d'abord y voir une
opération de communication (les diocèses et les paroisses ont été
appelés à en être les relais locaux).Il s'agit de dire au monde ce
qu'est le prêtre.. Son rôle peut désormais apparaître superfétatoire
dans des sociétés très largement sécularisées (c'est à elles que semble
s'adresser tout particulièrement l'année sacerdotale), où la part des
personnes se déclarant catholiques n'a cessé de décroître, où que les
biens de salut que lui seul est habilité à délivrer ne sont plus
demandés que par une petite minorité. Par ailleurs son mode de vie
atypique le situe en marge des principales instances de socialisation et
d'intégration que sont le couple et le travail suscite
l'incompréhension, parfois la curiosité. Bien davantage qu'à l'hostilité
c'est à la méconnaissance, voire à l'indifférence, que les prêtres sont
confrontés. Les entretiens que j'al menés auprès de membres du clergé
français donnaient à entendre l'impression qu'ils font désormais partie des "
derniers des mohicans" ( expression très fréquemment employée). non pas
seulement en raison de leur appartenance à un corps vieillissant et
quantitativement déclinant,mais aussi du fait du processus
d'"exculturation" du catholicisme (selon l'expression forgée par Danièle
Hervieu-Léger), qui rend leur mode de vie "illisible" aux yeux de
nombre de nos contemporains.
| Il s'agit aussi et surtout de dire
la grandeur du prêtre et de
sa mission, au moment même où plusieurs affaires de pédophilie, dans
différents pays, mettent radicalement en cause son exemplarité (modalité
sur laquelle repose d'autant plus son engagement que son charisme de
fonction se trouve affaibli). L'effet médiatique est désastreux: on peut
se demander si le grand public n'entend pas parler du clergé catholique
qu'à propos d'affaires de mœurs dont les journalistes font leur miel.
L'extrême singularité de la prêtrise ainsi que l'insistance sur la
performance que constitue un tel mode de vie dans les sociétés modernes,
nourrissent le soupçon. En clamant sans cesse sa spécificité
irréductible à toute institution profane, l'Eglise catholique se prête
tout particulièrement à la critique lorsque l'inconduite de ses clers
(même si elle ne concerne qu'une toute petite minorité) est exposée au
grand jour.
Plus
largement. l'année sacerdotale vise à rassurer les prêtres, réaffirmer
leur centralité et leurs prérogatives sacramentelles. Jean-Marie Vianney
devient le patron de tous les prêtres et non plus seulement de ceux qui
sont curés. Se trouve ainsi développée une certaine conception de la
prêtrise, très centrée sur l'autel (et le confessionnal), c'est-à-dire
sur la paroisse et le culte dans laquelle tous les clercs ne se
reconnaîtront pas. La proximité revendiquée entre l'engagement du prêtre
séculier et celui du religieux qui fait vœu de pauvreté, chasteté et
obéissance, peut également paraître problématique à certains. Les
dimensions sacrificielles de la vocation sacerdotale se trouvent ici
nettement réactivées. Une telle proximité, voire une telle confusion.
témoigne de l'incapacité catholique à concevoir une spiritualité propre
aux prêtres séculiers, que l'historienne Martine Sévegrand évoque à
propos du malaise à l'origine des nombreux départs de prêtres au cours
des années 1960-1970. L'attachement romain au modèle sacerdotal apparaît
clairement. Ce modèle pourtant contingent, car fruit d'une longue
construction historique et sociale, est présenté comme un idéal absolu
ce que n'ont cessé de proclamer de nombreux documents émanant de la
Congrégation pour le clergé parus depuis la fin des années 1990.
Certains théologiens y ont vu une rupture par rapport à Vatican II.
Enfin, même si les prêtes se
trouvent
appelés à encourager et soutenir les laïcs (avec des références
explicites à Vatican II), ce type de discours présente le risque de
contribuer à effacer le rôle des laïcs (et celui des diacres
permanents), non seulement dans le monde mais également aujourd'hui au
cœur même du "travail religieux". Or. en l'absence de prêtre. ces
permanents d'un genre nouveau occupent désormais, dans un pays comme la
France une place discrète mais indispensable au fonctionnement de
l'institution ecclésiale. |
À lire
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| redac-chef : Lundi 19 avril 2010 @ 21:24:33 (lus 922 fois)
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A CHAQUE ÉVÊQUE DE LA CONFÉRENCE ÉPISCOPALE FRANCAISE | LETTRE DE LA CONFÉRENCE CATHOLIQUE DES BAPTISÉS DE FRANCE CCBF |
| MONSEIGNEUR
Comme chaque année, lors de la
Journée des vocations du 25 avril 2010, tous les catholiques seront
invités à prier « pour les vocations de prêtres et de religieux ».
Certes, il y a urgence, car la pénurie de prêtres – qui
sera encore plus criante dans dix ans – prive déjà de nombreux fidèles
de la messe dominicale et rend difficile l’accès aux sacrements.
Incontestablement, le lien avec la succession apostolique est vital pour
toute communauté chrétienne.
Cependant nous pensons qu’il n’est pas heureux d’isoler
la vocation presbytérale des autres vocations. Et cela pour au moins
trois raisons :
1° Le concile Vatican II rappelle que l’Eglise est
fondée sur le Christ, seul Prêtre, et sur le peuple de Dieu tout entier
sacerdotal. Le baptême est premier, et tous sont appelés à annoncer
ensemble l’Evangile.
2° Il est urgent de « raviver » cette vocation
baptismale. En effet, c’est au cœur de communautés vivantes,
fraternelles, apostoliques et prophétiques que naîtront les vocations.
3° Ce n’est que dans un vécu communautaire intense,
fondé sur le Christ que l’Eglise du 21ème siècle retrouvera la
créativité des Actes des Apôtres quant aux ministères. Ainsi répondra
t-elle à la quête spirituelle et aux demandes sacramentelles de nos
contemporains. | Nous proposons donc que lors de cette « journée des
vocations », les catholiques prient pour les vocations diverses et
multiples de l’ensemble des baptisés, et qu’ils invoquent l’Esprit
Saint pour trouver le courage d’ouvrir d’autres voies.
Puissent ainsi, tous les baptisés répondre largement à
l’appel du Christ « Allez, de toutes les nations faites des disciples. »
Recevez, Monseigneur, l’expression de notre fraternel
respect.
Le « groupe baptême » de la Conférence Catholique des
Baptisés de France -Véronique Beaulieu, Jean-François Bouthors,
Catherine Boutin, Isabelle Le Bourgeois, Monique Hébrard, Claude
Plettner- avec Anne Soupa et Christine Pedotti, fondatrices de la CCBF www.conferencedesbaptisesdefrance.fr
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À lire
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